On part tôt, le soleil n'est pas levé. Un cafe con leche en terrasse et le chemin qui traverse forêts d'eucalyptus, de pins, de chênes. Aujourd'hui, le flot de pélerins semble un peu tarit. Nous croisons justes quelques têtes connues par-ci par-là. Mes pensées se promènent: le retour bientôt, Ufra que je n'ai pas revu, Giordana qui a achevé son chemin précipitement. Comment va se passer cette arrivée ? Vais je être déçu, comme le sont beaucoup de pélerins, par cet aboutissement de neuf cent et quelques kilomètres ?
Nous dépassons la ville d'Arca sans hésiter. Ce sera la dernière vraie étape du chemin, la moindre des choses c'est que nos pieds s'en souviennent. Le chemin monte et le soleil sort. On transpire généreusement, on souffle. On dépasse l'aéroport, on casse croute le long d'une source ferrugineuse. Les jambes sont bien fatiguées, Evelyne est épuisée. Nous reprennons. La route est désormais silencieuse.
Nous dépassons la ville d'Arca sans hésiter. Ce sera la dernière vraie étape du chemin, la moindre des choses c'est que nos pieds s'en souviennent. Le chemin monte et le soleil sort. On transpire généreusement, on souffle. On dépasse l'aéroport, on casse croute le long d'une source ferrugineuse. Les jambes sont bien fatiguées, Evelyne est épuisée. Nous reprennons. La route est désormais silencieuse.
Nous croisons Gérard et son fils, des pélerins avec qui, justement, je regrettais d'avoir peu discuté. Les derniers kilomètres sont éprouvants. On arrive à Monte de Gozo, une énorme albergue de 500 lits, qui surplombe Santiago. Au sommet se trouve le monument - trés moche - à la gloire du pélerinage, érigé par Jean Paul II. Les jambes nous poussent à profiter de la douche et du lit. Les esprits sont pertubés. Quelques chose de grand est en train de s'arrêter, de changer.

On mange avec nos Irlandais et on redescends avec eux sur le bar - les Irlandais dépassent leur réputation pour ce qui est du lever de coude.
Le bar surplombe la ville où demain ... et ... qui est au bar ? Ufra ! Nom de dieu, quel incroyable rencontre que j'attendais depuis Hontanas.
On mange avec nos Irlandais et on redescends avec eux sur le bar - les Irlandais dépassent leur réputation pour ce qui est du lever de coude.
Le bar surplombe la ville où demain ... et ... qui est au bar ? Ufra ! Nom de dieu, quel incroyable rencontre que j'attendais depuis Hontanas.
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