vendredi 7 août 2009

Arudy - Oloron Sainte Marie



Au matin il bruine encore. La pluie ne cessera que vers 15h. Je me pare donc de ma veste gore tex, mon pantalon Kway et mon protège sac à dos. En route, que diable !
La route m'amène à Buzy. Prés du lavoir, une adorable dame m'indique mon chemin. Je traverse Buziet. Pour aller vers Ogeu, le chemin passe par des sous bois verdoyants. Je me dirige vers Herere. Le long de la route j'ai eu l'occasion de sympatiser avec un nombre élevé de vaches, veaux, brebis, chevaux, ânes... ce troupeau de brebis est particulièrement chaleureux. Ils bèlent, alors je bèle pour le répondre - sachons rester courtois. Mais alors que je passe leur champs, tous les moutons ne trouvent rien de mieux à faire que de me suivre. Ils passent sous la cled, et je ne sais pas comment m'en dépétrer ! Je demande à une petite fille qui habite là mais qui ne m'aide guère. Je tente sans conviction et sans effet de les faire retourner dans le champ. Rien à faire. Le troupeau m'ignore et longe la route. Je me hate pour prévenir la ferme la plus proche. Heureusement c'est le frère du propriétaire qui me rassure: elles connaissent le chemin par coeur.

Je poursuis jusqu'à un aérodrome où je fais une pause salutaire. Le pieds me font mal. Je suis trempé, ce qui n'est pas désagréble. Cette moiteur légèrement fraiche me convient trés bien. Mais mes pieds font "sploch" et mes trois/quatres ampoules naissantes n'apprécient pas.
Le chemin descent brutalement vers le Gave de Pau. La forêt est superbe, détrempée et sauvage. Je me surprend à y chercher des mygalles Terrafosa. Une halte prés du gave est idylique. Je passe le pont du Diable et remonte sur les hauteurs d'Oloron. Mes jambes sont au bord de la révolte et mes pieds entament un préavis de grève. Je tiens bon jusqu'à l'hébergement de Oloron. Le tenancier me présente au Maire de Oloron (ça devient une habitude). L'hébergement est occupé par une grande troupe de jeunes croyants. Ca chante à tue tête des bondieuserie un peu nigaudes mais bien interprétées. Sitôt mes affaires posées, douche chaude, je me presse au magasin de sport pour y acheter une paire de chaussures. Les anciennes étaient trés bien mais leur temps est fait. Elles auront vécu le GR20 et leur retraite est arrivée.
Les nouvelles prennent du service dés la sortie du magasin. Je me dirige vers le centre pour trouver le point internet situé devant l'église - vraiment superbe soit dit en passant.
C'est d'ici que mes courbatures me rappellent qu'il serait temps de prendre du repos.

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