lundi 31 août 2009

Villar de Mazarife - Astorgas


Nous partons tard, vers 7h30. Le chemin passe dans plusieurs petits villages aux murs de brique et de torchis, avant de se coller à la nationale. On passe ensuite dans un petit bois de chênes-verts. Le soleil s'en donne à coeur joie, la route est longue. On passe une croix où se trouve un genre de manequin de pélerin bricolé au fil des passages, des statuettes de Jésus notament et un tas de messages. Le camino est, dépuis son départ, source de créativité, tout le long de notre route, des messages, graphittis, prières, citations, parsèment le chemin.
Les champs, ici, sont plus petits et irrigués. Polyculture: maïs, tournesol, navets...
Le chemin est long, rude, lent, éprouvant. On n'en finit plus de se rapprocher. Pour nous achever, l'entrée dans Astrogas se fait par un terrible pont en ferraille vert pour enjamber la voie ferrée, plusieurs détours et une côte courte mais pentue à souhaits.
Le lit de l'auberge est un vrai moment de bonheur: l'étape que je pensais facile (25 km) était en fin de compte bien ardue (32 km)

Un point santé: genou tout neuf, chevilles trés correctes (j'ai compris toute la subtilité du lassage de chaussures qui seul permet d'éviter de se provoquer des blessures), des traces d'anciennes ampoules, une ampoule encore vivante sur chaque talon. Bref, je pête le feu (enfin... là, tout de suite je suis plutot HS). Les pieds des autres pélerins sont souvent dans un état plutôt terrifiant. Je m'en sors bien !

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