Le lever de soleil accompagne ma route. Le village traverse de nombreux petits villages déserts. Le fond de l'air est frais, je marche bon train en m'octroyant de nombreuses pauses. Des moucherons viennent se coller à mon visage lorsque je longe les champs de tournesols.
L'étape est solitaire. Je prends une grande pause à la ville prévue comme fin de cette étape, mais je ne suis pas fatigué. Je reprends donc la route jusqu'au prochain village, à 16 km de là. La route devient un chemin de galets, rectiligne, sans arbres, sans eau, sans décor. Le chemin est terrible pour la voûte plantaire. Les galets roulent sans cesse sous les semelles. Les distances s'étirent. Ce chemin est hors du temps. Il ne se termine jamais. La bosse là-bas, qui ne s'approche jamais. Mal aux pieds. Le clocheton de l'église enfin. Mais jamais il ne s'approche. Temps infini, lassitude, fatigue, douleur.

L'arrivée à l'auberge est un réel bonheur, d'autant qu'on y trouve une piscine d'eau fraîche. J'y suis rejoint par Typhaine et par beaucoup de pélerins exténués. Nous allons tous au bar, pour détendre nos jambes autour d'une bière.
L'arrivée à l'auberge est un réel bonheur, d'autant qu'on y trouve une piscine d'eau fraîche. J'y suis rejoint par Typhaine et par beaucoup de pélerins exténués. Nous allons tous au bar, pour détendre nos jambes autour d'une bière.
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