Lourdes m'a toujours interpelé. On trouve les stigmates d'une foi indiscuttable mais sans le sens du sacré. Les échoppes de bibelots idolatrant le dieu plastique, les lieux de prière de masse, les chapelets fluorescents... de ci de là quelques belles statues provenant des quatres coins du monde nous ramènent à la beauté. Les touristes sont trés divertissants: des sempiternels short - appareil photo - cornet de glace, aux scouts équipés de leurs foulards, fiers mais un peu perdus dans cette ville qui ne leur ressemble pas, de nombreux pélerins et autres aumoniers un sourire au visage; ils sont dans leur élément.
Il est tard et je ne commencerai donc le chemin qu'à Bertharam. Je me trompe tout d'abord de chemin. La route grimpe sur les collines, chauffées par le soleil d'aout. Je transpire à grosse goutes.
Il est tard et je ne commencerai donc le chemin qu'à Bertharam. Je me trompe tout d'abord de chemin. La route grimpe sur les collines, chauffées par le soleil d'aout. Je transpire à grosse goutes.
La route plonge vers le gave d'Ossom. J'y refroidit mes pieds. Je demande un peu d'eau à des gens particulièrement accueillant, puis j'arrive à Asson. Plutot que l'hébergement paroissial, j'opte pour planter ma tente sur les berges du gave. Toilette dans le gave, glacial, petit feu de bois. Soudain, le ciel se zèbre. Un gros orage se prépare et je dois déménager ma tente, trop proche du torrent. La pluie s'abat une bonne partie de la nuit, éclairée par l'orage. Au matin, le gave est devenu marron, on se croirait sur une crique de guyane ! Forêt verte et détrempée, eau épaisse, roches moussues, brume matinale... je n'ettends toutefois aucun singe hurleur !
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