Etape longue. 28 km. Mais avec la forme que je tiens, seul le soleil me freine. La route longe la nationale ce qui n'est pas très agréable, mais le paysage - désormais nous sommes dans la Rioga - est désertique. Nous ratons un embranchement et nous retrouvons sur le bord de la nationale. Nous rallongeons l'étape de 4 ou 5 kilometres sous un soleil de plomb. L'hébergement possède l'air climatisé et seulement de l'eau froide aux douches, parfait.
Je dois arrêter là mon carnet: un Espagnol chante à tue tête à côté de mon poste, e
t je ne m'entends plus penser...
=======================================
Je reprends le cours de mon récit.
L'Espagnol qui chantait est en fait l'hospitalier, le tenancier de l'auberge. La journée se poursuit paisiblement le long du rio qui chemine, insensible à l'étouffante chaleur. Ce soir, c'est moi qui cuisine: taboulé et salade de fruits. Je discute avec des gens dont la vie est incroyable: cet homme par exemple qui, après 30 ans de mariage a tout d'un coup fait son "comming out" et qui assume totalement. Ses enfants ont bien pris la chose également. Nous sommes épatés par son histoire. En fin de compte tous ceux qui viennent ici ont une histoire... une recherche. Les discussions sont profondes (dans la limite de la langue que l'on essaie de parler), touchantes et souvent très intimes.
Le soir même les hospitaliers sortent le vin et la guitare pour entonner une pléïade d'airs populaires espagnols. L'aumonier a un look irrésistible: T-shirt trop large, lunettes en cul de bouteille, banane, clefs qui pendouillent au cou. Excellente soirée qui me fait une fois de plus regretter de ne pas savoir jouer de la guitare.
Je dois arrêter là mon carnet: un Espagnol chante à tue tête à côté de mon poste, e
=======================================
Je reprends le cours de mon récit.
L'Espagnol qui chantait est en fait l'hospitalier, le tenancier de l'auberge. La journée se poursuit paisiblement le long du rio qui chemine, insensible à l'étouffante chaleur. Ce soir, c'est moi qui cuisine: taboulé et salade de fruits. Je discute avec des gens dont la vie est incroyable: cet homme par exemple qui, après 30 ans de mariage a tout d'un coup fait son "comming out" et qui assume totalement. Ses enfants ont bien pris la chose également. Nous sommes épatés par son histoire. En fin de compte tous ceux qui viennent ici ont une histoire... une recherche. Les discussions sont profondes (dans la limite de la langue que l'on essaie de parler), touchantes et souvent très intimes.
Le soir même les hospitaliers sortent le vin et la guitare pour entonner une pléïade d'airs populaires espagnols. L'aumonier a un look irrésistible: T-shirt trop large, lunettes en cul de bouteille, banane, clefs qui pendouillent au cou. Excellente soirée qui me fait une fois de plus regretter de ne pas savoir jouer de la guitare.
Content de voir que les jambes vont mieux, même si le chemin semble se diriger d'avantage vers Tombouctou que vers la Gallice :-)
RépondreSupprimerBon courage